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30 mois après sa liquidation et le feuilleton judiciaire, un crowdfunding salutaire et fédérateur autour de « Jeannette », la biscuiterie normande se taille une route sur un marché très concurrentiel. En misant sur les produits frais et locaux elle s’impose aujourd’hui dans le paysage et propose une production de madeleines « artisanales » haut de gamme.

Entre février 2014 et janvier 2015, une vingtaine des salariés licenciés s’étaient relayés nuit et jour pour occuper leur ancien site caennais et « sauver Jeannette ». Au printemps 2014, tenant tête aux huissiers venus saisir les machines, ils produisait plusieurs fournées de gâteaux que les Caennais, solidaires, s’arrachaient sur les marchés.
Fort de ce soutien, les « Jeannette » attirent des repreneurs, dont un sérieux, Georges Viana. Mais leur salut, ils le devront à un grand élan de solidarité et une opération de financement participatif. Les banques toujours aussi courageuses n’ayant pas jugé nécessaire de soutenir le projet de reprise.
Depuis, installés à Démouville, toujours en Normandie, les ouvriers opèrent sur de nouvelles machines destinées à produire (beaucoup) moins, mais plus haut de gamme. Ils manipulent oeuf de poules élevés en plein air, beurre d’Isigny AOP et fil à couper le beurre…

Mais qui donc pourrait résister à la saveur fraiche et poivrée du gingembre, à l’alliance délicate et inattendue de la rose et de la framboise ou à la force de caractère du cacao mexicain?
Depuis septembre 2015, les Madeleines, gourmandes et modernes aux parfums revisités nous replongent dans nos souvenirs d’enfance. Le prix reste plus qu’abordable pour des produits d’aussi belle qualité (7€ la boite de 20 madeleines, qui dit mieux?).

Aussi, Mowwgli salue tous les membres du Club Jeannette qui ont permis la résurrection de la biscuiterie et la convivialité de nos conférences de rédaction…

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