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Notre invité de la semaine est Vincent Perrin

Temps de lecture : 2 minutes et 1 seconde

Pour cette dernière semaine de Juin, nous recevons Vincent Perrin. Il dirige le Comité Champagne depuis 2014, après huit années en Chine, au cœur de la diplomatie économique française. Au service de la collectivité très organisée des maisons et des vignerons de Champagne, il a à cœur de bonifier encore le patrimoine immatériel champenois, couronné par une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco en 2015.

Art et Champagne font très bon ménage : notre haut fonctionnaire, spécialiste du développement international des entreprises, a bien compris la puissance de toutes les expressions artistiques possibles pour affirmer les valeurs du vin du raffinement et de la célébration.

Le Portrait chinois de Vincent Perrin :

Si j’étais une œuvre d’art : une pièce maîtresse de la calligraphie chinoise, 兰亭序(lantingxu) de 王羲之 (Wang Xizhi, 303-361), préface du pavillon des orchidées. Gymnastique quotidienne du lettré, la calligraphie, dans l’acte, réussit à transcender la différence culturelle, à imposer son rythme, et la beauté universelle d’un trait d’encre sur papier.
Si j’étais un musée ou une galerie : le musée de l’objet et de la pensée ouvrière (www.mopo3.com) à Troyes, dans son écrin à colombages de la Renaissance, dont la scénographie redonne sens et beauté à l’acte de fabriquer, par les compagnons du Devoir
Si j’étais un(e) artiste (tous domaines confondus): Fabienne Verdier (www.fabienneverdier.com), pour le récit de son apprentissage (Passagère du silence) et ses gestes calligraphiques immenses, grandeur et puissance de l’instant
Si j’étais un livre : Confucius, de Yasushi Inoué ; un maître chinois, sous la plume simple et vraie d’un des grands écrivains japonais du siècle
Si j’étais un film : Missing, de Costa Gavras ; notamment cette scène fantasmatique d’un cheval blanc fusillé par la guérilla alors qu’il traverse l’écran en se cabrant dans l’agonie
Si j’étais un morceau de musique : le concerto de violon, de Beethoven, la révélation musicale de mon enfance
Si j’étais une photo accrochée sur un mur : le portrait d’un ancêtre bienveillant
Si j’étais une citation : « les liaisons commencent dans le Champagne et se terminent dans la camomille » (Valery Larbaud), ou vice-versa !
Si j’étais un sentiment : l’enthousiasme
Si j’étais un objet : une flûte (dans sa polysémie, coupe à Champagne de la cristallerie de Bayel, malheureusement liquidée en 2017, ou flûte à bec baroque de facture ancienne !)
Si j’étais une expo : Foujita, dans l’espoir que la Ville de Reims montre bientôt ses Trésors, les enjeux de la donation étant désormais traités
Si j’étais un lieu d’inspiration : le jardin des pourpres bambous (紫竹院, zizhuyuan) à Pékin ; dans un salon de thé au bord du lac, au son du xiao (flûte droite chinoise)
Si j’étais un breuvage : Champagne, une cuvée rare et complexe
Si j’étais un héros/héroïne : Fabrice Deldongo, un rêveur traversant l’histoire
Si j’étais un vêtement : la veste Mao que m’a léguée mon beau-père (héritage bleu, rêche, solide, et qui résiste si bien au temps qui passe)

Toute le semaine, retrouvez la carte blanche de notre invité :
Carte blanche à Vincent Perrin : Paolo Verzone au Palazzo Vecchio de Florence (mardi 27 juin 2017)
Carte blanche à Vincent Perrin : Essoyes et Renoir (mercredi 28 juin 2017)
Carte blanche à Vincent Perrin (jeudi 29 juin 2017)
> Les Bons Plans en Région Champagne / La Playlist de Vincent Perrin (vendredi 30 juin 2017)