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PFP – Portrait de Femmes Photographes

Temps de lecture : 1 minute et 24 secondes

Je lance cette chronique car je pense que les femmes sont complètement sous représentées dans le milieux de la photographie. En tant que photographe et femme, il est de ma responsabilité de ne pas attendre une reconnaissance mais d’en enclencher le processus. Je sais que nous avons la capacité de faire bouger les lignes.

J’écrivais il y a deux ans cet article « Le milieux de la photographie est-il misogyne? » et il débutait comme ceci:

… en chiffres, l’unique étude que j’ai trouvé ou les femmes sont évoquées émane du Ministère de la Communication et date de 2015. Nous y apprenons que les femmes représentent 28% de l’ensemble de la profession soit 7000 sur 25 000 photographes. Qu’en une dizaine d’années la progression des femmes dans la photographie représente 7% (passant de 21 à 28% entre 1993 et 2012). Tous photographes confondus, 48% ont moins de 40 ans et 52% plus de 40 ans. Sur la population féminine (28% donc), la majorité se situe sur une échelle d’âge inférieur à 40 ans. Après 49 ans elle passe de 25% à 5% alors que celle des hommes passe de 23 à 26% sur les 72% de population qu’ils représentent.  Ce qui fait de la photographie une discipline largement masculine, vieillissante dont le renouvellement se féminise…Un peu…

Je lançais cet article comme une bouteille à la mer, déjà épuisée par tout ce que j’avais affronté au quotidien depuis ma sortie de la faculté trois ans auparavant. Et deux ans après je suis heureuse parce que les choses changent, et surtout je me sens moins seule (Colère Nom Féminin, Fondation des Femmes, dernier hors série de Fish eye, expositions et livres divers). Quelque chose est dans l’air, quelque chose est en train d’arriver et je veux en être. Je veux être de celles qui ne subissent pas et qui inspirent. Et je veux donner à d’autres l’envie d’en être aussi.

La chronique PFP me permettra au fil du temps de revenir sur mon apprentissage de la photographie et de réintroduire la juste place des femmes.

Toutes ne me parlent pas, toutes ne m’intéressent pas et mes choix seront nécessairement peu objectifs. Mais j’assume ce choix de laisser ma personnalité s’exprimer et voir ce qu’il en ressort. D’une certaine façon je reprends à zéro en acceptant que je ne sais pas et qu’un monde merveilleux est en train de s’ouvrir à moi.

To be continued…

Plus d’articles:
Livre: femmes photographes: une introduction
Suis-je féministe?
Le milieu de la photographie est-il misogyne?

Photo: No eyes No hands, Glwadys Le Moulnier