726 Views |  Like

Design Parade Hyères #12

Temps de lecture : 12 minutes et 57 secondes

Volet historique du festival Design Parade, la Villa Noailles accueille depuis 2006, le festival international de design, destiné à promouvoir et soutenir la jeune génération dans toutes les disciplines liées au design et de mettre en lumière la jeune génération de créateurs. Le concours et les rencontres, qui se déroulent aujourd’hui et jusqu’au 02 juillet, sont les temps forts de ce festival. Quant aux expositions, elles seront visibles jusqu’au 24 septembre.

Une première présentation de la 12e édition de la Design Parade Hyères vous a été faite le mois dernier (article à retrouver ici). Place aux derniers préparatifs et rendez-vous à la Villa Noailles vendredi 30 juin à 19h30 pour l’inauguration!

Le concours: 10 designers en compétition

Le jury, présidée par  Inga Sempé , designer et décoratrice française, est composé de Nicolas Bellavance-Lecompte, directeur et co-fondateur de la galerie d’art libanaise Carwan Gallery, la designer Laurence Brabant, la PDG de Vitra Nora Fehlbaum , le designer suédois Chris Martin , fondateur de Mass Productions, le PDG de Mutina l’italien Massimo Orsini, la designer française Pernelle Poyet, lauréate du Grand Prix Design Parade 2016 et du Prix du Public de la Ville de Hyères, la journaliste italienne Annalisa Rosso, Alice Stori Liechtenstein, fondatrice de l’école autrichienne Schloss Hollenegg for Design et du fondateur de Wästberg -Sweden Office & Production, le suédois Magnus Wästberg.

Les candidats devaient envoyer un portfolio montrant de précédents travaux ainsi qu’un à trois projets spécifiquement dessinés pour Hyères. Les 10 finalistes présenteront leurs projets au jury. La remise des prix est fixée le dimanche 02 juillet à 18h à la Villa Noailles.

Les prix

Le Grand Prix Design Parade Hyères est doté d’un séjour de recherche d’un an à Sèvres -Cité de la Céramique, d’un séjour de recherche d’un an au CIRVA (Centre International de Recherche sur le Verre et les Arts plastiques) à Marseille où il réalisera un vase en trois exemplaires (un pour lui, pour les collections du Cirva et pour les collections de la Villa Noailles), d’une bourse d’aide à a création de 5000 € offerte par la Galerie Kreo pour la réalisation d’un projet libre, qui pourra être édité par la galerie, d’une participation à la résidence de recherche Hand In Hand 2018 à Taïwan autour du savoir-faire artisanal Taïwanais, d’une exposition personnelle à la Villa Noailles durant Design Parade Hyères 13 en 2018,  d’une exposition personnelle à Cologne dans le cadre de Passagen (Interior Design Week) en janvier 2019, d’une dotation de 2000 euros offerte par le festival du design parisien  D’Days en 2019 pour la création d’une nouvelle pièce qui sera présentée dans une exposition en partenariat avec le groupe Galeries Lafayettes, d’une carte blanche donnée par groupe Galeries Lafayette pour investir les espaces du BHV MARAIS – inscrite dans le parcours D’Days, d’un workshop offert par Vitra au Domaine de Boisbuchet en Charentes, du livre Peter Marino Art Architecture offert par Phaidon, d’un abonnement d’un an offert par le magazine Intramuros ainsi qu’ d’un abonnement d’un an offert par le magazine Frame.

La Mention Spéciale Eyes on Talents X Frame récompense le lauréat pour l’excellence du design et l’innovation de son projet. Il bénéficiera d’une communication auprès des marques membres et de la communauté Eyes on Talents et dans le magazine Frame. D’autres prix peuvent être décernés comme des Mentions Spéciales, le Prix du Jury ou bien le Prix du Public et de la Ville de Hyères. Enfin, tous les designers reçoivent l’ouvrage Design Book offert par les éditions Phaidon et le DVD Design – Volume 1 offert par Arte. Le lauréat Design Parade Hyères ou Design Parade Toulon pourra être sélectionné pour la réalisation d’une chambre au Moulin des Ribes à Grasse.

Les candidats

Léa Bardin, Hale Bopp, jouets
France, diplômée de l’ENSCI – les Ateliers, Paris

Comment poétiser la robotique ? Une proposition alternative aux humanoïdes sympathiques est faite ici, à travers une collection d’objets réactifs destinés au jeu dont les règles restent à inventer. Comme les enfants savent le faire, nous sommes invités à transfigurer le quotidien pour imaginer des mondes fantastiques. Loin des bonshommes carrossés de plastique, les formes sont dessinées avec la tranquillité des esquisses qui nous sont familières et rappellent des minéraux ou des animaux. Elles émettent des sons quand on les manipule grâce à l’électronique miniaturisée dont on ne saurait soupçonner la présence à l’intérieur…Plumes et autres fragments de météorites complètent la proposition de supports narratifs dont le titre est emprunté à la comète Hale Bopp qui passa tout près de la Terre en 1997. Si l’on est attentif et qu’on sait apprivoiser son environnement, on en verra la magie.

lea bardin 2

Halebopp  © Léa Bardin

Pauline Capdo et Luis Bellenger (Paulineplusluis), Venise, lampe
France, diplômées de La Cambre, Bruxelles

La lampe murale est inspirée des volets de la cité vénitienne, univers promettant déjà raffinement et poésie. Les lamelles mobiles des persiennes traditionnelles servent habituellement à protéger les ouvertures de la maison et à filtrer l’air et la lumière selon leur orientation. Ce principe constructif est ici détourné pour dessiner un objet lumineux d’intérieur aussi utile qu’ornemental, conservant son intérêt esthétique, qu’il soit allumé ou éteint.

pauline capdo et luis bellenger 1Pauline Capdo et Luis Bellenger (PaulinePlusLuis), Venise  © PaulinePlusLuis

Lisa Ertel, Dune, assises
Allemagne, étudiante à la Staatliche Hochschule für Gestaltung, Karlsruhe

À bien regarder ce monument mégalithique, cet ensemble de constructions en blocs clairs, on découvre une famille d’assises primitives. À regarder plus près, les monolithes révèlent un travail fin et précis…La rusticité apparente de ces objets disparaît rapidement devant la beauté complexe du matériau que nous offre la nature.

lisa ertel 1Lisa Ertel, Dune © Michelle Mantel

Arthur Hoffer, Etre ou ne Paraître, fontaine
France, diplômé de l’ENSCI – les Ateliers, Paris

Dépourvue de son utilité première, la fontaine d’intérieur est devenue un objet désuet, voire un cliché kitsch. Quoi qu’on pense de cet ornement, on cède volontiers à la fascination devant l’eau qui coule à l’infini, on la regarde, on l’écoute. L’ambiguïté de cet accessoire est exploitée ici pour dessiner des dispositifs harmonieux et malicieux qui prennent place dans la maison.

arthur hoffner 1Arthur Hoffer, Être ou ne paraître © Arthur Hoffner

Florent Jullien, Paysages et répétitions, système d’aménagements extérieurs
France, diplômé de l’ENSCI – les Ateliers, Paris

À partir de quatre composants à assembler et accessoiriser, le système permet de créer une gamme de mobilier pour aménager les terrasses et les jardins…Le jeu consiste à composer des aménagements personnalisés en répétant un élément standard.

florent jullien 1Florent Jullien, Paysages et répétitions  © Florent Jullie

Jenna Kaes, Fire Wheels, lampe et Night Thought, couverture
France, diplômée de l’ECAL, Lausanne

Fire Wheels: La lampe est composée d’une ampoule accrochée au mur devant laquelle on suspend une lentille en pâte de verre translucide évidée en son centre…Night Thought: Suite de ce parcours méditatif, les grandes couvertures en satin de coton surpiqué figurent des « passages ». Le support représente des éléments de l’architecture monacale, perspective de marches et d’arcs-boutants qui ouvre vers une dimension mystique.

jenna kaes 1Jenna Kaes, Night Thought  © Anna Karaseva
Sophie Mensen et Oskar Peet, Perspective, objets en verre
Pays-Bas, diplômés de la Design Academy, Eindhoven

Dans le cas où les objets ne sont pas purement décoratifs, la nécessité de l’interaction entre eux et les utilisateurs est une évidence. Mais lorsqu’ils n’ont pas de fonction apparente, il faut prendre le temps de vivre avec eux et autour d’eux pour comprendre ce qu’ils apportent. Entre installation sculpturale et étude de la lumière, les deux compositions présentées questionnent et émerveillent.

os & oos 1Sophie Mensen et Oskar Peet (OS and OOS), Jenna Kaes, Perspective © Jeroen van der Wielen

Carolien Niebling, The Future Sausage, saucisses
Pays-Bas, diplômée de l’ECAL, Lausanne

La saucisse serait-elle un modèle d’objet parfait ? On se risquerait même à revendiquer son design et son procédé de fabrication comme les symboles de l’intelligence humaine depuis cinq millénaires : son enveloppe comestible contient l’aliment et permet de le stocker facilement. On peut la prendre avec les doigts et la consommer directement ; elle ne produit pas de déchet et elle concentre un maximum de protéines en une portion succulente. Cependant, ses valeurs nutritionnelles et les préoccupations écologiques et hygiéniques d’aujourd’hui demandent quelques améliorations. La gamme présentée tente de répondre à ces nouvelles attentes en augmentant les performances de ce classique de la gastronomie européenne.

carolien niebling 1Carolien Niebling, The Future Sausage © Jonas Marguet

 

Jonathan Omar et Lionel Dinis Salazar, Crystal Palace, vases et lampes
France, diplômés de l’ENSAD, Strasbourg et de l’ENSAD, Paris

Par la combinaison d’une base standardisée et d’un décor aléatoire, le procédé de fabrication engendre une collection précieuse de miroirs, lampes et vases uniques. Le squelette des objets s’inspire des trames de modélisation numérique, il est produit en série par un système d’impression 3D désormais courant, un laser commandé par ordinateur fait durcir de la poudre abs provoquant une réticulation. Le résultat est invariablement identique à chaque commande.

jonathan omar et lionel salazar 2Jonathan Omar et Lionel Dinis, Salazar (Döppel Studio), Crystal Palace © Döppel Studio

Ragna Ragnarsdottir, Main d’Oeuvre, contenants et miroir
Islande, diplômée de l’ENSCI – les Ateliers, Paris

La collection est imaginée en détournant des matériaux industriels au moyen d’une mécanique artisanale inédite. La structure des objets est déterminée par leur piètement, toujours fabriqué sur le même principe à des échelles différentes ; il est composé de superpositions de disques en mdf noir teinté dans la masse. Le nombre de pieds dépend de la stabilité requise par chacun des objets…La conception de l’outil de production
induit le dessin de l’objet.

ragna ragnarsdottir 1Ragna Ragnarsdottir, Main d’oeuvre © Ragna Ragnarsdottir

Les expositions

Les expositions sont ouvertes au public gratuitement du 30 juin au 24 septembre à la Villa Noailles, aux horaires d’ouvertures du Centre d’Art. Elles mettent en avant le travail de designers – anciens lauréats de Design Parade mais aussi de designers reconnus. Enfin, après le liège du Var et la verrerie de Biot, c’est la terre de Salernes est présentée dans le cadre des savoir-faire d’exception.

Concours, 10 designers, exposition collective , bâtiment initial, salles voûtées

Retrouvez le travail des 10 designers susmentionnés.

Charles et Marie-Laure de Noailles, mécènes du XXe siècle, Un parcours dans les collections du Musée national d’art moderne , Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, bâtiment initial

En 1951, Charles et Marie-Laure de Noailles, « estimant inadmissible » que le Musée national d’art moderne ne possède aucune oeuvre de Giacometti, décident de faire don à l’institution de La table surréaliste qu’ils avaient achetée en 1934 pour leur villa d’Hyères. À ce geste fondateur s’ajoutent les autres pièces qu’ils ont offertes, celles qui leur ont appartenu ou qui leur sont liées : Man Ray, Dalí, Buñuel, Brancusi, Ernst Laurens, Lipchitz. En tout, une centaine d’oeuvres et de documents qui suggèrent des personnalités à part : absence de préjugés, goût pour la transdisciplinarité et foi dans la création. Leur collection, en perpétuelle évolution, s’est transformée au gré des accrochages et des affinités, mêlant sculpture, peinture, littérature mais aussi photographie et cinéma. L’exposition n’a pas pour ambition d’en dresser l’improbable cartographie mais entend plutôt en restituer l’esprit. Cette grande histoire s’inscrit enfin dans la villa Noailles elle-même, ce bâtiment hors du commun où les deux mécènes accueillirent tant d’artistes et d’intellectuels. C’est le récit d’une époque aventureuse : le XXe siècle tel que nous l’ont transmis Charles et Marie-Laure de Noailles.

mecenes XXe s 6Table ou la table surréaliste, 1933. Créée pour l’Exposition surréaliste, galerie Pierre Colle, Paris, juin 1933. Bronze d’après le plâtre original, don du vicomte Charles de Noailles, 1951. Achetée auprès de la Galerie Pierre Colle, 1933. Ancienne collection Charles et Marie-Laure de Noailles. Numéro d’Inventaire: AM 1705 S ©Musée National d’Art Moderne – Centre national d’art et de culture Georges Pompidou

 

mecenes XXe s 3Constantin Brancusi, lA Muse Endormie, 1910, Bronze. Oeuvre similaire à celle possédée par les Noailles. Numéro d’Inventaire: AM 818 S © Musée National d’Art Moderne – Centre national d’art et de culture Georges Pompidou

 

Changement de profilJacques-André Boiffard, Renée Jacobi, 1930, épreuve gélatino-argentique. Achat 1984. Numéro d’Inventaire: AM 1984-152  © Musée National d’Art Moderne – Centre national d’art et de culture Georges Pompidou

 

mecenes XXe s 9Marc Vaux, La sculpture de Jacques Lipchitz, Figure debout, 1915. Tirage photographique. Ancienne collection Charles et Marie-Laure de Noailles © Fonds Lipchtiz -Tate gallery, Londres
Bless, Hall, rez-de-chaussée

bless 1Bless, The Inwardshop, Villa Noailles, 2017 © Lothaire Hucki, 2017

 

bless 2Bless, The Inwardshop, Villa Noailles, 2017 © Lothaire Hucki, 2017

 

bless 3Bless, The Inwardshop, Villa Noailles, 2017 © Lothaire Hucki, 2017

 

Digital Paint : Lab et Space Drawings, Laureline Galliot et Mathieu Peyroulet Ghilini, Hall, rez-de-chaussée et escaliers

Digital Paint : Lab : Laureline Galliot , Grand Prix Design Parade Hyères 2013, repense les méthodes employées dans le champ du design industriel en explorant les nouveaux horizons proposés par les techniques de fabrication numérique. Grâce à l’impression 3D et à des logiciels de cinéma d’animation, Laureline expérimente la modélisation et la colorisation virtuelle.

Space Draings : D’abord envisagées comme des recherches formelles pour des vases dont on distingue encore les socles, les aquarelles de Mathieu Peyroulet Ghilini, Grand Prix Design Parade Hyères 2013, se révèlent des explorations plastiques qu’il qualifie de dessins d’errance.

laureline galliot 1Laureline Galliot, Duo, 2017 © Laureline Galliot

laureline galliot 3Laureline Galliot, Duo, 2017 © Laureline Galliot

peyroulet ghilini 2Mathieu Peyroulet Ghilini, Space drawing, 2017 © Mathieu Peyroulet Ghilini

peyroulet ghilini 3Mathieu Peyroulet Ghilini, Space drawing, 2017 © Mathieu Peyroulet Ghilini

 

Itinéraires, Samy Rio, Palier, 1er étage

À l’été 2016, la villa Noailles consacrait une exposition personnelle à celui qui avait remporté le Grand Prix Design Parade en 2015. Le public y découvrait les vases, les boîtes et le miroir produits lors de ses résidences à la manufacture de Sèvres, au Cirva à Marseille, et grâce au soutien financier de Galerie Kreo. À cette occasion, le photographe Grégoire Alexandre avait réalisé une série d’images à Hyères mettant en scène les objets inédits dans le décor moderne de la villa. Depuis, l’exposition a été présentée en Belgique, en Allemagne et à Paris dans le cadre des partenariats du festival. Ce qui nous intéresse ici, c’est d’observer l’évolution d’un créateur et sa capacité à utiliser les outils mis à sa disposition, de voir comment il les transcende et les renouvelle. En effet les institutions et la galerie qui accompagnent le concours prennent un risque collectif et désiré, celui d’être surpris en faisant confiance à un débutant qui pourra s’appuyer sur des artisans au savoir-faire d’exception, en sautant les étapes pour lui laisser faire ses preuves dans les ateliers sans attendre l’aval d’un corpus critique ou commercial. C’est ce à quoi s’est confronté Samy Rio en l’espace de quelques mois ; se familiariser avec des matériaux précieux, ou inhabituels pour lui, et surmonter l’émotion de concevoir pour une galerie mythique.

 

samy rio 1Samy Rio, lampe, Galerie Kreo, 2017 © Samy Rio

 

samy rio 2Samy Rio, vase, Galerie Kreo, 2017 © Samy Rio

 

samy rio 4Samy Rio, lampe, lanterne en bambou, Hand in Hand, 2016-2017 © Samy Rio

 

samy rio 5Samy Rio, lampe, miroir en bambou, Hand In Hand, 2016-2017 © Samy Rio

 

Savoir-faire local : Terre de Salernes, Photographies d’Anaïs Boileau, Scénographie de Thélonious Goupil, Galerie 1, 1er étage

La cartographie des ressources régionales et des savoir-faire vernaculaires que la Villa Noailles a initiée il y a sept ans fait dorénavant partie intégrante de l’écosystème Design Parade. Passée à travers le regard créatif des lauréats des précédentes éditions, l’invitation annuelle au voyage géographique et temporel dans le terroir provençal permet d’éviter la fossilisation dans le cliché, notamment en esquissant de nouvelles gammes de produits. En 2017 c’est la terre cuite de Salernes qui est mise en lumière. Une commande photographique confiée à Anaïs Boileau , Prix du Public de la 31e édition du Festival International de Mode et de Photographie de Hyères, documente, avec sensibilité mais sans nostalgie, toutes les étapes de cette alchimie entre terre, eau et feu qui reste quasiment inchangée depuis des siècles…De son côté Thélonious Goupil, lauréat du Prix spécial du jury de Design Parade Hyères l’an dernier, a voulu souligner son attachement de designer industriel à la standardisation, fût-elle artisanale.

 

salernes 1Four, Terre des Launes, Salernes, Var, 2017

 

salernes 2Antoine Boudin, Oudino, carreaux pour l’hôtel La Reine Jane, Hyères, Alain Vagh, Salernes, Var, 2017
Doodle, Adrien Rovero, Atelier de peinture, 1er étage

Qu’il soit géométrique ou figuratif, le doodle téléphonique est une activité — un art ? — pratiqué par les présidents américains. Reste qu’il est intrigant de les imaginer en train de griffonner sur du papier pour s’occuper les mains dans le bureau ovale de la Maison Blanche en temps de crise. Pourtant, ils s’y adonnent comme nous tous. Et curieusement, les machines numériques CNC d’Adrien Rovero y excellent aussi. En trompant le programme conçu pour réaliser des objets, il a détourné l’usage de la machine et développé un langage sensible.

adrien rovero 2Adrien Rovero, CNC Drawing © Adrien Rovero Studio, 2016

 

adrien rovero 3Adrien Rovero, CNC Drawing © Adrien Rovero Studio, 2016

adrien rovero 4Adrien Rovero, Totem, Petit h, Hermès © Adrien Rovero Studio, 2016

adrien rovero 1Adrien Rovero, Lausanne Chair, Atelier Pfister © Adrien Rovero Studio, 2017
Tutti Frutti, Inga Sempé, piscine, squash et sautoir, 2e étage

C’est la vie quotidienne et ses objets usuels qui m’attirent, les systèmes élémentaires et la mécanique légère. J’essaie de concevoir des choses simples, mobiles, contrastées et inclassables ; je tente de faire des objets qui aient du charme

inga sempe tuttifrutti_objects-mock-upInga Sempé, Tutti Frutti © Inga Sempé

 

inga sempe tuttifrutti_exhibition-mock-upInga Sempé, Tutti Frutti © Inga Sempé

 

inga sempe tuttifrutti_object-golran-meteoInga Sempé, Blue « Mirag », Goltran, Italie, 2016 © Studio Sempix

 

inga sempe tuttifrutti_object-wastberg-w103Inga Sempé, Sempé w103, Wästberg, Suède, 2012 © Inga Sempé
Figurés, Pernelle Poyet, Galerie 2, 2e étage

Lauréate du Grand Prix Design Parade 2016, Pernelle Poyet présente le résultat des résidences à la Manufacture de Sèvres et au CIRVA.

Les objets présentés ici sous le nom de collection « Figurés » exposent, là encore, dans leurs formes et leurs matériaux, les outils et techniques qui ont servi à leur conception ; une manifestation des formes, des couleurs, des techniques artisanales et artistiques. Chacun des objets conçus ici relève d’une combinaison, d’une combinatoire ou d’une composition. Les formes sont connues : cylindre, rond, carré. Ces formes géométriques élémentaires semblent mises en réseau, ce qui les rend capables de récapituler autant que de projeter.

 

pernelle poyet 3Pernelle Poyet © Lothaire Hucki, Villa Noailles, 2016

 

pernelle poyet 1Pernelle Poyet, Recherches , photographie d’atelier au CIRVA © CIRVA, Marseille, 2017

 

pernelle poyet 2Pernelle Poyet, Recherches , photographie d’atelier à la Manufacture de Sèvres © Manufacture de Sèvres, 2017
Arrêt sur image, Maria Jeglinska, Gymnase, 2e étage

Exposition de la designer française qui collabore avec la boutique de design contemporain Ligne Roset. Exposer sans figer. Au pied du mur, Maria Jeglinska s’inquiète de voir le travail en cours faire oeuvre. Car c’est tout son monde qui est ici réuni, suspendu.

maria jeglinska the little black ©Turczynska-for-Culture-PL_02Maria Jeglinska, The Little Black Armchair, 2014 © TURCZYNSKA for Culture.pl

 

Capture One 11169.tif

Maria Jeglinska, Goodie, 2012 © Ligne Roset -Cinna

 

Ligne Roset Cinna23824.tif

Maria Jeglinska, Circles, 2012 © Ligne Roset -Cinna

 

maria jeglinska drawn objectsMaria Jeglinska, Drawn Objects, 2014 © Maria Jeglinska

 

Résidence, Thélonious Goupil, Cour des pieds carrés, jardin et palier, 2e étage

L’ancrage au territoire est une composante majeure du travail de Thélonious Goupil à qui le jury 2016 décernait un Prix spécial pour récompenser un projet de banc à étudier pour convenir à la détente et l’observation depuis les falaises normandes. C’est naturellement qu’il s’est attaché à mettre en résonance les ressources et les savoir-faire du Var avec ses productions récentes à l’occasion de sa résidence à la villa Noailles. Il signe une collection de vases et l’aménagement des terrasses du centre d’art en utilisant les propriétés de la terre rouge de Salernes. Le premier projet tire parti des qualités plastiques de l’argile enroulée sur elle-même, le second détourne les traditionnelles dalles de sol épaisses pour en faire des assises. Le centre d’art lui a également commandé l’aménagement de nouveaux bureaux dont les couleurs font écho à la colline environnante.

thelonious goupil 1

Thélonious Goupil, prototypes pour le vase Salernes, 2016-2017, Terre des Launes, Salernes, Var © Thélonious Goupil

 

thelonious goupil 5Thélonious Goupil, étude pour le bar de la Villa Noailles, 2017 © Thélonious Goupil

 

thelonious goupil 6Thélonious Goupil, étude pour les bureaux de la Villa Noailles, 2017 © Thélonious Goupil

 

Les ateliers

Samedi 01 juillet, le designer Thélonious Goupil animera un atelier à 09h30 et à 14h30. Le dimanche 02 juillet, ce sera au tour d’Adrien Rovero de proposer un atelier créatif à 11h et à 14h30.Ces ateliers sont ouverts au public sur inscription auprès de mediation@villanoailles-hyeres.com

Les rencontres

Trois rencontres sont programmés dans le cadre de la Design Parade Hyères. Samedi 01 juillet, venez découvrir le savoir-faire varois en assitant à la conférence de la journaliste Anne-France Berthelon sur laTerre de Salernes. Dimanche 02 juillet, Inga Sempé, présidente du jury, présidera une conférence qui sera suivie d’une autre consacrée à l’exposition Charles et Marie-Laure de Noailles, mécènes du XXe siècle – un parcours dans les collections du Musée national d’art moderne, Centre national d’art et de culture Georges Pompidou.

Et le reste…

Un marché du design sera installé dans les jardins les 01 et 02 juillet de 10h à 18h. Enfin, venir à la Villa Noailles, c’est aussi se délecter d’une vue à couper le souffle sur Hyères et les Iles d’Or, découvrir des créateurs et des créatrices originaux et inventifs, rencontrer des personnalités inspirantes et éveiller ses sens à la jouissance artistique.

INFORMATIONS PRATIQUES
Design Parade Hyères
12e festival international de design
Inauguration le 30 juin 2017 à 19h30C
oncours, rencontres, ateliers, marché du design, du 30 juin au 02 juillet 2017
Expositions ouvertes jusqu’au 24 septembre 2017 Villa Noailles
Montée de Noailles
83400 Hyères
Programme public Hyères ici
Informations pratiques ici