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Vagina Rocks Hard ! 2ème épisode
Une Brise d’airs frais

Temps de lecture : 2 minutes et 53 secondes

Une petite piqûre de rappel… Le préambule au dossier et le premier article, c’est par ici : http://mowwgli.com/19831/2017/07/06/vagina-rocks-hard/

Une Brise d’airs frais

Un gros coup de chaud ? Une subite montée de fièvre ? Je vous propose cette semaine un remède naturel, venu du Danemark, la fantastique Tina Dico.

Chanteuse, guitariste accomplie, auteure, compositrice… L’atmosphère rafraîchissante de ses créations fera sans nul doute baisser la température, pas besoin de climatiseur, ni de fourrer la tête dans le congélateur, attendez donc, avant de faire le 115, d’avoir essayé cette superbe cure.

Une voix profonde, douce et délicate comme le premier flocon d’hiver, berçant votre cortex d’un léger vent velouté, vous entraînant dans un état de léthargie soyeuse, vous procurant une quiétude comparable à la plus apaisante des hypnoses, propice à l’introspection. On pourrait à coup sûr opérer avec pour seul anesthésique un titre de la déesse nordique …

Qu’on s’y trompe pas, ses textes relatent souvent d’amères souffrances, cicatrices se refermant lentement, séquelles de malaises cardiaques chroniques, lascivement caressées par de fines notes d’espoir… Ses chansons sont de véritables comprimés d’Amour, enrichis d’un composant dans l’air du temps, l’«Empowerment ».

C’est sûr, Tina est une femme forte, subtile féministe, qui jamais ne tombe dans des exagération stupides et sexistes malheureusement trop présentes aujourd’hui, monde milennial de robots bisounours, système neuronal en pleine dégénérescence… Une femme-orchestre libre donc, qui n’a besoin de personne pour tracer sa route, même si ses collaborations avec d’autres artistes s’avèrent toujours d’excellente facture.

Une toute-puissante vitamine Céleste, par l’ineffable sensation de ne plus toucher terre à l’écoute de ses magnifiques titres, mais aussi une excellente vitamine F. « F » comme la force, la puissance émotionnelle que dégage chaque envolée lyrique d’une songwriter que l’on pourrait qualifier sans honte d’héritière de Lenon, de Tracy Chapman, Léonard Cohen et consorts.

Un savant mélange de molécules de mélancolie, de conscience sociale et de liberté revendiquée, souvent Piano, parfois joliment Forte, et cela sans jamais d’excès, sans jamais céder aux sirènes d’une factice notoriété, que son joli minois et sa transcendante voix lui aurait pourtant facilement conféré. Et c’est là toute la beauté de sa (déjà) longue carrière.

Ici on la connaît pour ses hits (à l’échelle humaine, entendons-nous bien…) « Count to Ten » et « Sacré-Coeur », ainsi que pour sa participation à l’énorme album When it Falls de Zero 7, tout comme Sia à l’époque.

Tina à brillamment persévéré dans une voie indépendante, discrète et organique, à-même de pénétrer plus-avant mon coeur de rocker, que sa grandiose consoeur.

Tina Dico, en doctoresse expérimentée, soigne les âmes, vous accompagne dans la douleur, vous chante l’espoir de jours meilleurs, en un mot comme en cent, vous guide dans les méandres des mécanismes du Cœur. Alors, laissez vous tenter, voguez à travers sa discographie, et, si elle ne trouve pas écho dans votre esprit, c’est que vos oreilles et votre coeur sont à mettre en soins palliatifs, tant pis… Bow to Queen T !

L’ordonnance :

Un comprimé de « Count to Ten » et une injection de « Sacré-Coeur » pour faire entrer le sérum directement dans le sang.

Un de mes remèdes favoris, une surdose de sessions maison enregistrées live à l’occasion des 10 ans de son album Count to Ten . A entamer avec « Everybody Knows », « Cruel to the Sensitive Kind », et « Craftsmanship & Poetry » , un titre aux vapeurs de scarabées de Liverpool. Frissons garantis !

Pour accompagner un sentiment grandissant de passion, une petite crème câline, un peu acidulée de « Let’s Get Lost » (version duo sur l’album Notes), ou un petit gel de « Different »  à appliquer à la fin d’un dîner romantique par exemple, ne vous protègera ni des U.V., ni d’une soirée dépravée.

Pour lutter contre la perte de mémoire, une reprise de « Working Class Hero » (j’aime pas les reprises mais nous avons ici du 100% Lennon pur jus, sans additif ni conservateur).

Un petit remontant après cela, « Spark » devrait augmenter le voltage juste comme il faut.

Si vous préférez vous envoler au pays des songes, une gélule de « More » (ma préférée je crois), vous y emmènera d’un pas sûr, avant de terminer votre soirée sur un « The Other Side », qui assurément vous fera pas rêver de licornes et d’arcs-en-ciel, mais que voulez-vous, Life’s a bitch, isn’t it ?

Bonne semaine, et n’oubliez pas de montrer votre amour à Tina en achetant ses albums, en vous abonnant à sa chaîne Youtube, likez ,likez, likez ses titres, allons communier à ses concerts, et tous ensemble faisons de cette princesse la Reine des songwriters modernes, elle le mérite grandement.

Hail Rock’n’Roll

Dr. D.

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