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Proposition Indécente !

Temps de lecture : 1 minute et 25 secondes

Mi-juillet déjà, Mowwgli s’apprête à passer en version estivale. Chaque jour, pendant l’été, nous vous proposerons une sélection d’expositions et de festivals à découvrir en région, proche de vous et de vos lieux de villégiature car la programmation estivale est assez exceptionnelle: D’Arles à Evreux en passant par Verdun, Toulon, Tourcoing ou Marciac…

Mais avant de partir en vacances, retour sur une tempête qui aurait pu se transformer en ouragan ce week end. A peine venions-nous de publier un article qui posait clairement la question « le milieu de la photographie est-il misogyne ? », les réseaux sociaux s’emballaient suite à la publication d’un billet sur le blog Atlantes et Cariatides qui dénonçait le comportement d’un critique et éditeur avec une photographe lors de la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles. (voir le billet publié ici)

En clair et par sms, le dit-éditeur lui faisait part d’une érection nocturne et lui proposait une lecture de portfolio dans sa chambre d’hôtel et de quelques « câlins » plutôt que d’attendre le lendemain, l’heure prévue des lectures officielles. Propos inacceptables !

En poursuivant la lecture du billet, on apprend que la jeune femme a dû éteindre son portable devant l’insistance de l’éditeur, puis s’est rendue le lendemain à la lecture espérant une explication et surtout des excuses… en vain !

Dans l’ancien monde, comme le dénonce justement l’auteur du blog, Marie Docher, l’affaire ne se serait pas ébruitée, l’éditeur aurait balayé d’un air entendu cet épisode. On aurait par exemple, accusée la photographe de ne pas accepter la critique sur la « médiocrité » de son travail et de se venger injustement d’une blagounette, somme toute, d’un compliment mal interprété sur sa jupe fleurie virevoltant dans les ruelles de la cité antique provoquant l’émoi de l’éditeur.

Mais ça c’était avant ! La puissance de la viralité des réseaux sociaux a fait son oeuvre, les langues se sont déliées, les commentaires sommaient de donner le nom de l’éditeur. Tant et si bien, que dimanche, l’auteur des sms scandaleusement déplacés contactait la photographe pour s’excuser, très tardivement en prétextant une consommation abusive d’alcool !

Que faut-il donc retenir de ce triste épisode ? 

Qu’il faut parler, dénoncer, mesdames mais aussi messieurs car il semble que le milieu n’épargne pas les jeunes hommes ! 

Ne tolérons plus ce genre de propos et de comportements !