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Vagina Rocks Hard ! 5ème épisode
Piment Doux

Temps de lecture : 1 minute et 54 secondes

Oh joie, bonheur, Karma a encore frappé ! PNL (Perdition Neuro-Linguistique) en PLS c’est par ici

Cette semaine, un petit remède qui va vous nettoyer les entrailles du genre de fraudes artistiques nommées ci-dessus. Un savoureux mélange dolce/picante à la sauce guatémaltèque, Gaby Moreno.

Sa musique se divise en titres rock/soul plutôt chantés en anglais (on va pas se mentir, pour percer à l’international, c’est un passage obligé) et des ballades qui se prêtent plus à sa langue natale.

Alors, que ce soit sur la route, sous un soleil écrasant, sous des hallebardes de flotte, ou pour une douce nuit d’été en compagnie de votre Roméo ou votre Dulcinée, vous trouverez votre bonheur dans les oeuvres de cette songwriter éclairée.

Pour la douceur, comptez sur sa voix de sucre pour vous faire fondre , accompagnée d’une orchestration balançant entre le cinématique, le blues, la soul ou encore les standards musicaux hispaniques.

Pour le piquant, sa voix se fait plus rebelle, comme une sale gosse à qui on ne saurait faire la leçon, des arrangements plus minimalistes mais toujours malins, guidés par un timbre qui virevolte avec grande aisance d’un grain rocailleux à pur et cristallin.

Ajoutons quelques gouttes de rétro et clins d’oeil aux standards rock-soul américains des années 70, et vous obtenez un mélange à la fois stable quand elle vous entraine dans son univers doux et poétique, et volatile quand la petite dame décide de pousser un peu le volume.

On saluera au passage sa collaboration avec Hugh Laurie aka Dr House, qui s’avère pas mal du tout avec un le titre tango « Kiss of Fire » reprise de « El choclo », titre argentin de Angel Villoldo. Ses vidéo en live et en particulier unplugged, sont toujours empreintes d’intégrité et de justesse, mise à nu toujours salvatrice, face aux fausses idoles aux voix factices.

En bref une artiste aux différentes influences, aux multiples sources d’inspiration, chez qui l’on trouvera forcément son bonheur à condition d’être ouvert. Des orchestrations superbes qui vous feront « voir » son âme en plus de l’entendre, du tout bon, et puis honnêtement, c’est quand même ultra cool de se dire qu’on écoute de la zic guatémaltèque, ça nous change un peu et nous rappelle que la musique transcende les frontières, rapproche les êtres, à l’instar de tout Art et du Savoir.

Alors soyons porteurs de ce message, en routards de l’Art, allons soutenir Gaby sur itunes, chez le disquaire ou en concert, et continuons à rester ouverts, à condition de ne pas se laisser se la faire faire à l’envers, par les gogols analphabètes trustant les charts, se pensant doués de talents extraordinaires.

L’ordonnance:

_ Pour commencer en douceur dans le monde de Gaby, je vous conseille le très cinématique « Garrick »

_ On continue dans la lancée avec un « Mean Old Circus »

_ Un p’tit titre rock doux amer « Little Sorrow »

_ Comment ne pas payer sa course de taxi ? « Mess a Good Thing »

_ Un titre bien bluesy et pêchu « Sing me Life »

_ 4 minutes 18 de douceurs pour les oreilles « Blues de Mar »

_ Un clip magnifique « Juegos y Miedos »

_ Retour à l’essentiel avec une chanson dans l’air du temps «  The immigrant »

Hail Rock’n’Roll

Dr D.

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