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C’est à Marseille que le monde de l’art s’était donné rendez-vous le week-end dernier dans cette atmosphère très particulière de fin de vacances, de soleil et d’anisette.

Une pareidolie est un phénomène psychique qui fait que le cerveau humain associe naturellement des formes diverses, nuages, rochers, à des formes humaines. C’est par ce terme que les fondatrices, Françoise Aubert, Lydie Marchi, Martine Robin et Michèle Sylvander ont choisi de nommer le salon dédié au dessin contemporain créé en 2014. Pareidolie cultive sa différence tout en étant le complément idéal à Art-O-Rama. Accueilli au sein du Château de Servières, Pareidolie est un salon exigeant tant dans le choix des douze galeries invitées que des artistes présentés. Pareidolie est aussi le point de départ d’une saison du dessin développée au sein du réseau des galeries et des lieux d’art de Marseille-expos  et du territoire de Marseille-Provence.

Nous avons particulièrement apprécié les propositions suivantes :

Carte blanche à Anne-Valérie GASC

Anne-Valérie GASC est plus connue par son entreprise artistique Gasc Démolition qui a pour vocation d’étudier et organiser des stratégies de bouleversement du réel par une démarche de dévastation, démolition ou disparition. Pas d’explosion ou de démolition cette fois-çi puisque cette proposition de dessins tout en subtilité s’appuie sur un corpus initialement produit pour le « Le Bruit du Silence », une exposition de la BILD Galerie en 2016. http://www.documentsdartistes.org/artistes/gasc/repro.html

Caroline Corbasson

Caroline Corbasson était finaliste de l’édition 2016 du Prix Découverte des Amis du Palais de Tokyo. Caroline Corbasson a la tête dans les étoiles. C’est une observatrice du monde végétal, minéral et terrestre. Elle recherche inlassablement les possibilités poétiques et les énigmes de la perception de nos réalités. Elle est représentée par la galerie suisse Laurence Bernard (Genève). http://www.galerielaurencebernard.ch/galerielaurencebernard-galerie-artistes-art-contemporain/#/caroline-corbasson/

Tatiana Wolska

La pratique de Tatiana Wolska est basée sur la répétition du même geste, du même élément, utilisant des stratégies d’assemblage et de dessin qui produisent des oeuvres qui prennent forme avec le temps. Tatiana est représentée par la galerie Papillon. http://galeriepapillonparis.com/?presse/Wolska3&navlang=fr

Gabrielle Conilh de Beyssac

Gabrielle Conilh de Beyssac explore le dessin dans une approche physique. Elle fait dialoguer sculpture et dessin dans le champ de l’espace. L’oeuvre produite devient dépendante de l’espace dans lequel elle a été produite.
Gabrielle Conilh de Beyssac est représentée par la galerie Maubert, https://galeriemaubert.com/artistes/gabrielle-conilh-de-beyssac/.

Pia Rondé et Fabien Saleil

Le travail de Pia Rondé et de Fabien Saleil s’articule autour de la pratique du sténopé, développant une réflexion sur les techniques de reproduction, de transfert, d’altération chimique de la perception par l’image. Le travail présenté à Pareidolie consiste à développer cette démarche sur des plaques de zinc. Le duo d’artistes est représenté par la galerie Escougnou-Cetraro, http://escougnou-cetraro.fr/artistes/pia-ronde-fabien-saleil/

Gérard Soulhiol

Les oeuvres, dessins ou sculptures de Géraud Soulhiol représentent des portions de territoires, isolés, anachroniques, ou bien encore des pensées, des introspections liées à des situations quotidiennes. Un univers qui semble dans un premier abord familier mais qui révèle peu à peu une incongruité. Gérard Soulhiol est défendu par la galerie 22,48m2. http://www.2248m2.com/

Espace Vidéo sous le commissariat de Barbara Polla

Une proposition d’une heure et 30 minutes de vidéos. Nous avons particulièrement aimé l’animation poétique et émouvante de Nicolas Daubanes dans l’univers carcéral. Dans la maison centrale d’Ensisheim, Nicolas Daubanes a choisi de rendre les prisonniers participants actifs. Il donne à chaque personne détenue un morceau d’argile, lui proposant de façonner un objet qu’il désirerait réel. La création d’un bouquet de roses par un détenu réussit le tour de force de nous transporter par la poésie du geste dans cet univers de l’interdit. https://vimeo.com/214363316

INFORMATIONS PRATIQUES :
Pareidolie – salon international du dessin contemporain
Les 26 et 27 août 2017
Château de Servières
19 boulevard Boisson
13004 Marseille
http://www.pareidolie.net/
http://www.marseilleexpos.com/

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