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Pour un artiste qui s’est révélé comme le maître de l’effacement, il fut même surnommé «l’homme invisible », Liu Bolin s’exhibe pour quelques jours à Paris et compte bien se faire remarquer. En effet, il est présent tout d’abord en sa galerie parisienne Paris-Beijing depuis le 7 septembre et pour un bon mois et demi. Il présente Revealing Disappearance qui dévoile les toutes dernières réalisations de l’artiste chinois profondément engagé sur les questions environnementales.

L’artiste reconnu surtout pour ces performances et ses disparitions photographiques est, et il ne faut pas l’oublier, également sculpteur. Souvenez-vous, l’énorme poing écrasant la terrasse en haut de l’escalier du Grand Palais, lors de l’édition 2014 de Art Paris Art Fair, c’était lui.

L’exposition révèle surtout son travail photographique. Comme à son habitude en disparaissant dans un décor hautement symbolique, Liu Bolin continue de dénoncer avec finesse certaines questions importantes de notre temps en questionnant la place de l’individu dans son propre environnement.

En même temps, une installation in situ de la série VISA Portrait, composée d’une douzaine de filtres à air de voiture, est également exposée à la galerie. La différence chromatique due au degré de pollution de ses composants attire immédiatement l’attention. Une deuxième lecture révèle ensuite le portrait d’un inconnu. L’installation joue avec le concept d’individualité et la notion de cause à effet. D’autre part, une  vidéo de 28 minutes « Winter Solstice » (2016) est également présentée au public pour la première fois à Paris. Sur les notes de Musical Erratum de Marcel Duchamp des danseurs camouflés luttent en disparaissant dans le smog de Pékin. La chorégraphie s’inspire des mouvements que l’homme fait instinctivement avant de rendre son dernier souffle. Cet ensemble de travaux représente une réflexion sur les conséquences délétères des actions humaines sur notre propre habitat

L’autre événement de Lui Bolin à Paris se déroule à la Maison Européenne de la Photographie qui lui consacre sa 1ère monographie institutionnelle en France. Cette exposition « Ghost Stories » couvre dix ans de sa production artistique axée sur quatre thèmes principaux : la politique et la censure, la tradition et la culture chinoise, la société de consommation et la liberté de la presse. L’occasion de voir ou revoir des images iconiques de l’artiste engagé et très sympathique.

Enfin au Centre « PomPompidou » (comme dirait Maryline), dans le cadre de l’événement Galerie Party pour célébrer le 40ème anniversaire du Musée, il investit, jusqu’au  8 janvier la Galerie des Enfants . À cette occasion, il a réalisé le 8 septembre une performance publique en disparaissant devant une installation conçue par Gaëlle Gabillet et Stéphane Villard du studio GGSV.

Liu Bolin est né en 1973 dans la province de Shandong, à l’est de la Chine. Il étudie à l’Académie des Beaux-Arts du Shandong avant d’obtenir son diplôme au Beaux-Arts de Pékin en 2001. Il vit et travaille à Pékin.

INFORMATIONS PRATIQUES
• “Revealing Disappearance”
Liu Bolin
Du 07 Septembre au 28 Octobre 2017
Galerie Paris-Beijing
62, rue de Turbigo
75003 Paris
http://www.galerieparisbeijing.com
• « Ghost stories »
Liu Bolin
Du 06 Septembre au 29 Octobre 2017
Maison Européenne de la Photographie
5/7 Rue de Fourcy
75004 Paris
http://www.mep-fr.org
• Liu Bolin à la Galerie Party
Du 09 septembre 2017 au 8 janvier 2018
Centre Pompidou
Place Georges Pompidou
75004 Paris
http://www.centrepompidou.fr

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