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Chaque année, lors du festival Visa pour l’image de Perpignan, l’ANI (Association nationale des Iconographes) organise des lectures de portfolios. Lors de ces rencontres entre jeunes photojournalistes et professionnels de l’image, des coups de cœur sont attribués. Cette semaine, nous en publierons deux par jour. Aujourd’hui, il s’agit du reportage documentaire « Cholita’s Rise » réalisé cette année par le photographe portugais Eduardo Leal.

Cholita’s Rise (Bolivie)

Il y a un peu moins de 10 ans, les femmes Aymaras et Quechuas étaient encore socialement invisibles et marginalisées. Parfois l’entrée dans certains restaurants leur était même interdit ; l’accès à l’emploi se limitait au ménage ou à la garde d’enfants pour les familles riches… Plus connu sous le nom de « Cholitas » (terme péjoratif), on les reconnait à leur costume traditionnel : une grande jupe colorée, des bijoux brillants et un chapeau.
Avec l’arrivée au pouvoir du premier président indigène Evo Morales, nous avons pu constater des changements remarquables pour ces femmes. Aujourd’hui, nous pouvons voir des femmes d’affaires, des modèles, des membres du parlement, des créatrices de mode, des enseignantes et des présentatrices de télévision porter fièrement leur costume traditionnel.
C’est une réussite indéniable mais du chemin reste encore à parcourir, il reste encore des nombreux problèmes à résoudre pour combattre l’inégalité des sexes : mettre un terme à la violence conjugale et offrir l’accès à l’éducation à toutes.

INFORMATIONS PRATIQUES
Eduardo Leal est un photographe documentaire portugais basé à Medellin, en Colombie. Son travail porte principalement sur les questions sociales et environnementales en Amérique latine.
http://www.eduardoleal.co.uk

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