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Organisation à but non lucratif établie en 2003, Bétonsalon, Centre d’art et de recherche, est le seul centre d’art conventionné situé dans une université en France, Paris Diderot (13ème). En 2016, a été mis en place l’Académie vivante, un laboratoire de recherche expérimental implanté au sein de l’Unité d’Épigénétique et Destin Cellulaire (CNRS/Paris Diderot) où des artistes sont invités en résidence et lancé la Villa Vassilieff la même année, son second site d’activités, dans l’ancien studio de l’artiste Marie Vassilieff au cœur du quartier Montparnasse.

Conçue selon divers formats et temporalités, la programmation de Bétonsalon comprend chaque année plusieurs expositions ponctuées d’événements associés (conférences, performances, tables-rondes, séminaires et ateliers en collaboration avec des professeurs de l’université et projets à long terme à travers un réseau international d’institutions partenaire).

Pour l’heure c’est l’artiste américaine Candice Lin exposée pour la première fois en France, qui propse Un corps blanc exquis, produit en collaboration avec Portikus (Francfort-sur-le-Main), où l’exposition de Candice Lin débutera le 10 février 2018.
Inspirée du roman culte de l’écrivain James Baldwin, héraut de la lutte pour les droits civiques, « La chambre de Giovanni« , dont on célèbre les 30 ans de la disparition Candice Lin fait rencontrer ce penseur noir exilé en France et la française Jeanne Baret (1740-1807), botaniste, première femme à avoir navigué autour du globe lors du voyage de Bougainville. A priori rien ne les rapprochait si ce n’est une histoire commune autour du déracinement et des combats liés aux préjugés de genre et de race.

L’installation sous forme d’une chambre à coucher de porcelaine blanche et pure très recherchée par les Européens au XVIIIème siècle, parsemée de pisse, d’eau de Seine et de plantes médicinales vraisemblablement trouvées par Jeanne Baret, rejoue les questions de la mondialisation, de la virologie, de l’exotisme.
Comme un écosystème contaminé et instable en devenir où chacun est invité à interagir individuellement.

L’artiste diplômée du San Francisco Art Institute et de la Brown University s’est spécialisée dans les Nouveaux Genres et les Sémiotiques de l’art. Des enjeux que l’on retrouve dans ses réflexions sur le genre,la race et sexualité,se basant sur les théories scientifiques, l’anthropologie et les théories queer.

L’exposition s’accompagne d’une série d’événements conçus par Lotte Arndt, en partenariat avec Temporary Gallery, Cologne et reçoit le soutien du fonds franco-allemand pour l’art contemporain et l’architecture Perspektive.

Les événements :

> À Bétonsalon – Centre d’art et de recherche, Paris
• Samedi 21 octobre, 15h – Baigner dans des liquides contagieux (Bathing in Contagious Liquids) avec Clara López Menéndez, Élisabeth Lebovici, Petra Van Brabandt, projection de Maldito sea tu nombre libertad (1994) de Vladimir Ceballos (film sélectionné par Clara López Menéndez)
•Samedi 2 décembre, 15h – Passagers clandestins (Stowaways) avec Teresa Castro
> À Temporary Gallery, Cologne
• Vendredi 13 octobre, 19h – Matter in Process: Erasures and Resurgences avec Mathieu K. Abonnenc, Susanne Leeb
• Vendredi 3 novembre, 19h – Grenzgängerinnen. Über Wucherungen und Sammlungen in Aufruhr avec Pauline M’barek, Tahani Nadim, Kerstin Stoll

Le programme Objets troublants, objets inquiets. Au­ delà des certitudes classifi catoires reçoit le soutien du fonds franco-allemand pour l’art contemporain et l’architecture Perspektive.

Revoir l’excellent documentaire de James Baldwin « I’m not your negro »(sortie 10 mai 2017)

INFOS PRATIQUES :
Un corps blanc exquis/A Hard white body
Candice Lin
du 6 septembre au 23 décembre 2017
Bétonsalon
9, esplanade Pierre Vidal-Naquet
75013 Paris
Entrée libre
http://www.betonsalon.net

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