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Le prix Sculpture 2017 revient au Ghanéen El Anatsui.

Un nobel de la création

Créé en 1988 par la Japan Art Association, la plus ancienne fondation culturelle du Japon, le Praemium Imperiale est l’unique récompense artistique à couvrir des disciplines si variées : la peinture, la sculpture,l’architecture, la musique et le théâtre-cinéma, ce qui en fait le prix le plus prestigieux dans les arts.
Depuis 1997, une distinction particulière est remise à de jeunes artistes : le prix d’encouragement jeunes artistes, (somme de 5 millions de yens, environ 39 000 euros).

Entrant dans sa 29e année, le Praemium Imperiale est devenu une tribune de premier plan pour porter la voix des artistes ; à l’image du prix Nobel dans les sciences.

Les lauréats 2017 et le palmarès

Ils viennent s’ajouter à un palmarès de 144 artistes, parmi lesquels on peut nommer Ingmar Bergman, Leonard Bernstein, Peter Brook, Anthony Caro, Christo et Jeanne-Claude, Dietrich Fischer-Dieskau, Norman Foster,
Frank Gehry, Jean-Luc Godard, Zaha Hadid, David Hockney, Anish Kapoor, Akira Kurosawa, Renzo Piano, Robert Rauschenberg ou encore Mstislav Rostropovitch.
Si de nombreux artistes européens (français notamment), américains et japonais figurent au palmarès des lauréats, le Praemium imperiale a toujours tenu à mettre en avant de grands créateurs issus de scènes artistiques moins connues,tels que le sitariste indien Ravi Shankar, le peintre coréen Lee Ufan, le plasticien chinois Cai Guo-Qiang ou le cinéaste iranien Abbas Kiarostami.

Chaque lauréat reçoit la somme de 15 millions de yens (environ 117 000 euros), un diplôme et une médaille remis à Tokyo, le 18 octobre au cours d’une cérémonie prestigieuse, par Son Altesse Impériale le prince Hitachi, frère cadet de l’empereur Akihito du Japon et parrain d’honneur de la Japan Art Association.

Lion d’argent au festival du Film de Venise en 2009 pour son premier long-métrage,Women without MenShirin Neshat (née en 1957 à Qazvin, Iran qu’elle quitte à 17 ans), après son Lion d’Or en 1999 pour Turbulent et Rapture et une reconnaissance immédiate, Shirin Neshat interroge la représentation stéréotypée de la femme dans l’islam et se place en résistance sans pour autant juger. Pionnière du féminisme, elle le traduit entre violence et poésie à travers le réalisme magique et des images hypnotiques et puissantes.

En savoir plus sur le Praemium Imperiale et les 5 finalistes :
http://www.praemiumimperiale.org/en/

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