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Inauguration du Museum of Photography de Lianzhou

Temps de lecture : 1 minute et 14 secondes

David Bowie, New York City, 1996 © Albert Watson

François Cheval a quitté le Musée de Châlon-sur-Saône en octobre 2016, son nouveau projet se situe à plus de 9000km de son ancien fief. Le curateur inaugure le nouveau Museum of Photography de Lianzhou le 2 décembre prochain.

«Créer un musée dédié à la photographie contemporaine dans la continuité d’un festival, c’est dans un seul mouvement assurer l’originalité et la modernité du projet du Lianzhou Museum of Photography. Le premier musée public consacré à la photographie en République Populaire de Chine dispose en effet d’un atout inestimable, son festival de photographie. En dix ans, le festival s’est imposé comme la référence nationale et internationale pour tous ceux qui veulent découvrir les nouvelles tendances de la photographie chinoise. […] Le musée s’inscrit donc dans la continuité d’un événement majeur qui a su privilégier des rencontres et des témoignages pour s’imposer comme une place forte dans le monde de la photographie. Il affirme la volonté de constituer une collection représentative de la création photographique d’où qu’elle vienne. La pédagogie de l’image n’est pas une vaine revendication quand la modernité chinoise fait sienne la nécessité d’inclure et de comprendre la nature de l’image mécanique. Cependant, conscients de l’ambiguïté de cet « art », pour nous, initiateurs du projet, le musée est une alternative à la consommation rapide des choses et au temps sans épaisseur. Il est dans la conception même de son architecture, un geste de fusion entre modernité et tradition. Il est dans la composition de son équipe « dirigeante », un exemple de dialogue. Il sera dans sa collection et dans sa programmation, une tentative permanente d’échanges. L’identité de l’institution, sa personnalité, se fonde aussi sur son ancrage local, sur la volonté de devenir la vitrine d’un territoire, et peut-être même à terme de participer à sa redéfinition. Elle ne pourra jamais être « hors-sol » parce que nourrie par les événements, fécondée par les apports nouveaux. Elle s’inscrira dans la revendication d’un public avide d’autres images et d’autres sensations, de toutes origines
François Cheval