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L’art a t-il une odeur ? C’est l’un des enjeux de l’installation immersive proposée par la maison Cartier à l’occasion de la semaine de la Fiac avec « OSNI – Objet sentant non identifié ».

Inspiré par L’Envol de Cartier, dernière fragrance composée par Mathilde Laurent et installé sur le bassin du Palais de Tokyo face à la Tour Eiffel qui scintille l’effet le soir est saisissant. On entre dans l’élégant cube de verre et un 1er sas de décompression pour se mettre en état de réceptivité puis dans le nuage stabilisé par les technologies bioclimatiques de l’agence Transsolar.

Depuis Duchamp Belle Haleine certains artistes, Michel Blazy en tête,tentent une incursion dans ce champ jusqu’ici pas reconnu comme véritablement artistique. Des œuvres au statut encore flou. Il est certain que techniquement la mise en scène des fragrances dépend aussi de leur diffusion et mise en scène, complexe et couteuse.

La remarquable exposition « l’odeur de l’art » du musée Tinguely de Bâle en 2015 que j’avais découverte mettait en avant ce champ de la création de Daniel Spoerri à Ernesto Neto, sans parasitage ni interférence olfactive entre les démarches. Un pari réussi qui soulevait un certain nombre de questionnements entre fascination et rejet.

L’odorat étant le sens le moins sollicité de l’art jusqu’ici, les possibilités expérimentales ouvertes sont vastes. Cette démarche de Cartier en annonce d’autres à suivre avec intérêt, ce nouveau terrain d’expression rejoignant les valeurs d’audace, d’innovation et d’émotion de la Maison.

En savoir plus :
https://www.osni.cartier.com/

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