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Tradition carnavalesque et travestissement contemporain, Halloween et les mascarades de l’art !

Temps de lecture : 39 secondes

Si l’on me demande de rattacher Halloween à une veine picturale je songe aussitôt à James Ensor dont les masques, personnages chimériques et autres figures fantastiques peuplent les toiles.

James Ensor, L’Intrigue, 1890, Antwerp, Koninklijk Museum voor Schone Kunsten

Puisant son inspiration dans la boutique de souvenirs de sa mère à Ostende, la tradition flamande du carnaval et son imaginaire sans limite, il dresse un inventaire flamboyant et grimaçant de son époque. Il n’hésitera pas à se mettre en scène lui-même affublé d’un chapeau de femme, geste iconoclaste s’il en est d’un artiste blessé par l’hypocrisie de la bonne société bourgeoise d’alors.

Les masques singuliers Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles | James Ensor Autoportrait aux masques, 1899, huile sur toile

The Cremaster Cycle , Matthew Barney

Son influence sera grande sur de nombreux artistes contemporains qui se saisissent du masque et du grotesque; de Tony Oursler à Mike Kelley, Matthew Barney, Cindy Sherman, Javier Pérez, Orlan…toute une esthétique du travestissement et de la prothèse que je développerai.

Prochainement sur Mowwgli: Ostende, creuset artistique de James Ensor à Jan Fabre (Triennale)
Ne manquez pas le dialogue « James Ensor et Léon Spilliaert. Deux grands maîtres d’Ostende », une somptueuse collection signée James Ensor et Léon Spilliaert dans la toute nouvelle aile de Mu.ZEE, le musée d’art sur mer ! 

Tony Oursler, Il Trucco e le Maschere