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Il y a deux ans, ParisP hoto fermait ses portes prématurément, en raison de l’état d’urgence instauré dans la capitale après les attentats dont nous commémorons ce jour, le triste anniversaire. La foire retrouve, 24 mois plus tard, son aura et sa dimension internationale. Les grandes galeries américaines ont repris le chemin du Grand Palais, les marques prestigieuses se sont associées à l’évènement et le public était au rendez-vous.

Pour cette 21ème édition, les propositions des galeries étaient plutôt intéressantes avec notamment de très bons solo shows comme ceux de Tom Wood (Sit Down Gallery), Boris Mikhailov (Suzanne Tarasiève), Rinko Kawauchi (Christophe Guye), ou Masao Yamamoto (Etherton). Toutefois la présence de la vidéo et des installations est encore trop timide pour parler d’une transformation globale de la foire parisienne.

Mais alors que le photojournalisme faisait une entrée remarquée sous la voûte du Grand Palais, la publication d’une photo d’Abdelkader Merah lors de son procès à l’annonce du verdict dans Paris Match agitait autant la sphère judiciaire que journaliste. La question du droit à informer est invoqué par l’hebdomadaire qui vient d’être mis en examen, pour violation de la loi du 29 juillet 1881 et plus particulièrement de l’artcle 38 ter. Nous avions reçu son directeur adjoint Régis Le Sommier, en septembre dernier lors du festival Visa pour l’Image de Perpignan. A cette époque, il évoquait déjà la responsabilité de publier une image lorsqu’elle a valeur ou portée historique, et ce, dans l’optique d’éclairer, d’informer l’opinion.

Autre avis de tempête avec l’intervention pour le moins douteuse de Frédéric Bonnaud, directeur de la Cinémathèque en réponse aux polémiques autour des rétrospectives Polanski et Brisseau. Frédéric Bonnaud avait récemment regretté le retour de « l’ordre moral » et des « ligues de vertu » et dénoncé un « choc totalitaire » de « demi-folles » (les associations féministes). La Société des Réalisateurs Français lui répond, dans un communiqué signé entre autre par Céline Sciamma, Jacques Audiard ou encore Bertrand Bonelli. Elle s’étonne de sa prise de position et reproche à l’institution, d’hystériser le débat et de ne pas être à la hauteur du moment. Elle déplore ainsi « que la Cinémathèque joue la fuite, l’hostilité ou la résistance au débat qu’elle n’arrive manifestement pas à penser dans sa complexité ni même ses grandes lignes. »

Et pour accompagner notre semaine, Pascale Boeglin-Rodier, directrice du « Liberté-Scène Nationale de Toulon » est notre invitée. Cette jeune femme dynamique et élégante a fait du Théâtre de Toulon une scène pluridisciplinaire où se côtoient toutes les pratiques artistiques. Elle partage avec nous ses coups de coeurs et cartes blanches.

Bonne Semaine à tous.