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L’ART AU CENTRE de toutes les attentions pour les 50 centres d’art contemporain qui fêtaient ce week-end les 25 ans de leur association. L’association française du développement des centres d’art contemporain (D.C.A) fêtait ce week-end ses 25 ans au Palais de Tokyo, l’un de ses membres. L’occasion de rappeler la mission extraordinaire de ce tissu indispensable au rayonnement de l’art contemporain sur tout le territoire.

Apparus dans les années 70, les centres d’art sont devenus des acteurs essentiels de secteur des arts plastiques dans le champ de la création contemporaine sur l’ensemble du territoire. A travers leurs programmations ambitieuses et leurs singularités structurelles, ils sont des laboratoires de production artistique où s’invente, se produit et s’expose l’art d’aujourd’hui et de demain. Structures fondées sur le principe de l’expérimentation et de l’innovation, ils constituent des incubateurs de savoir-faire au service de la création, de sa pensée, de sa production, de sa médiation et de sa communication. Véritables têtes chercheuses, ils interviennent en amont, en soutenant les artistes par la production d’œuvres et, en aval, en organisant des expositions, des actions de sensibilisation et en publiant des ouvrages. Ils favorisent l’émergence d’artistes par des accueils en résidence de création et de production d’œuvres d’art. Leur activité de soutien à la création, de diffusion et de médiation contribue à la dynamisation de la scène française de l’art contemporain. Pour beaucoup d’artistes, leurs premières expositions ont été portées par ces structures avant que leurs œuvres rejoignent les collections publiques du FNAC, des FRAC et des musées ou celles, privées, des collectionneurs et des fondations.

Irriguant l’ensemble du territoire hexagonal au-delà des découpages administratifs, les centres d’art sont implantés aussi bien dans les métropoles régionales qu’au cœur des bassins ruraux avec le soutien de multiples partenaires, dont l’Etat et les collectivités territoriales. A ce titre, les centres d’art participent d’une économie de la culture au niveau local en termes d’emploi et travaillent avec beaucoup d’acteurs locaux de l’artisan à l’industriel. Au niveau national et international, les centres d’art contribuent, à travers la production de projets collaboratifs et la diffusion d’œuvres d’artistes, au soutien et au rayonnement de la scène artistique française.

Cela fait maintenant 25 ans que les centres d’art contemporain se sont réunis en association : d.c.a (Association Française de Développement des Centres d’Art), qui s’est fixé pour objet de favoriser le développement et le rayonnement de centres d’art à l’échelle nationale et dorénavant à l’international. Voici quelques chiffres clés qui permettent de visualiser l’importance de l’activité de ces 50 centres sur une année : 1,6 millions de visiteurs dont 200 000 scolaires, 400 expositions, 2000 artistes exposés, 4000 actions de médiation, 1000 œuvres produites.

Pour fêter ses 25 ans  d’existence, d.c.a  proposait le week-end dernier, durant trois jours à la Galerie Haute du Palais de Tokyo, l’ART AU CENTRE, une célébration à la fois festive, artistique et politique autour des centres d’art.

Pour l’occasion, d.c.a a créé un formidable programme de rencontres, de conférences, de tables rondes, ouvert au public. Des intervenants venus d’horizons croisés (artistes, critiques d’art, universitaires, journalistes, directrices et directeurs de structures artistiques, etc) ont pris la parole pour dialoguer autour des grands enjeux actuellement au cœur des préoccupations des centres d’art : l’économie de l’art contemporain, la liberté de création et d’expérimentation, le rapport aux publics et aux territoires.

L’événement s’est surtout articulé autour d’une programmation artistique. Le travail d’une cinquantaine d’artistes y était présenté à travers une dizaine de performances, une quarantaine de vidéos, des lectures, des œuvres sonores et des concerts. On pouvait voir également un immense mur transformé en un inventaire de près des 15000 artistes présentés dans les centres d’art depuis leur création et une bibliothèque éphémère qui présentait plusieurs centaines d’éditions publiées par les centres.

Cette manifestation fut l’occasion aussi pour Passerelle, centre d’art de Brest, d’être le premier centre à recevoir le nouveau label de « Centre d’art contemporain d’intérêt national ». Un label de qualité, bien sûr, mais surtout un gage de sécurisation face aux politiques culturelles trop soumises aux changements électoraux. Comme a du le subir « le Quartier » de Quimper qui a dû fermer ses portes l’an dernier suite à la suppression de ces subventions.

Ce fut surtout l’occasion de rencontrer et d’échanger avec des personnes extraordinaires, enthousiastes, dynamiques, généreuses et totalement engagées pour l’art contemporain avec souvent des moyens limités mais une énergie et une volonté d’acier.

Courez dans les centres d’art contemporain !

A LIRE :
L’interview de la secrétaire générale de d.c.a Liza Szlezynger réalisé par Marie-Elisabeth de Fresnaye

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