Agnès Obel au Casino de Paris

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Entrée dans la salle du Casino de Paris : j’ai rarement vu une fosse si calmement assise en attendant l’arrivée d’Agnès Obel.
 
Lisa Hannigan, chanteuse irlandaise ouvre cette soirée seule en scène, enveloppante de douceur, notamment sur la chanson « O Sleep » en nous précisant que dormir est une des meilleures choses au monde. La guitare coule, les morceaux s’égrènent avec grâce, le timbre de voix a ce petit « je ne sais quoi » qui accroche et séduit d’entrée de jeu, finissant cette délicieuse et tendre première partie a cappella.
 
Agnès Obel présente son récent album « Citizen of Glass », l’intention était, selon l’artiste, la création d’un nouveau territoire constitué de sonorités inexploitées et inconnues pour elle jusqu’alors. La dimension live lui confère toute son ampleur, accompagnée sur cette date de quatre instrumentistes (une violoncelliste en plus ce soir là).
L’ensemble multi-voix/multi-instruments déploie une vaste architecture sonore.
La mécanique à l’œuvre est précise, incroyablement riche. Certaines clôtures de morceaux sont d’une puissance peu commune.
La voix d’Agnès, colonne centrale de cet édifice, y est absolument maitrisée et ample.
Faisant également, la place belle aux titres phares des deux opus précédents.
 
Il est de ces concerts qui vous relient du ciel à la terre, qui vous ouvrent la colonne d’air, vous en sortez en sachant à nouveau respirer.

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#concert

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