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Le magazine Fisheye a inauguré sa galerie en octobre dernier, aujourd’hui la seconde exposition à occuper le lieu s’intitule « A Nu », elle présente le travail du duo de photographes Théo Gosselin et Maud Chalard. Nous avons rencontré Jessica Lamacque, directrice de la galerie pour nous parler de ce jeune projet et cette nouvelle programmation. 

Mowwgli : La galerie Fisheye est ouverte depuis 2 mois, comment s’est déroulé son lancement, quels sont les retours de la part du public et des professionnels ?

Jessica Lamacque : Notre première exposition présentait le travail de Philippe Grollier sur les Bonfires en Irlande du nord, des installations monumentales faites de palettes de bois et érigées dans les quartiers catholiques des villes. Nous étions très heureux de lancer la galerie avec ce travail exigeant. Le vernissage a été un beau succès. Je crois que l’ambiance de ce premier vernissage reflète ce que nous cherchons à créer avec la galerie : rassembler le public, les photographes, les collectionneurs et les acteurs du monde de la photo. Dans une ambiance festive, ce sont tous ces passionnés de photo qui se sont retrouvés. Beaucoup d’entre eux connaissent bien notre magazine et nous accompagnent avec enthousiasme dans cette nouvelle aventure. Une communauté s’est créée autour de Fisheye et s’est avec entrain que nous allons partager avec eux notre travail à la galerie. Le lieu séduit par son originalité. Á l’image de Fisheye, notre galerie n’est pas un temple de la photographie inaccessible, mais un lieu d’échange entre fervents amoureux de la photographie. Avec une vision de la photographie contemporaine que nous bâtissons depuis maintenant plus de trois ans.

M : Comment se positionne la galerie dans le paysage culturel parisien ?

J. L . : Nous soutenons les auteurs de la photographie contemporaine. Avec des expositions collectives de jeunes talents réalisées en partenariat avec Picto Foundation et des expositions individuelles qui viennent explorer tout azimut la photographie contemporaine. Que ce soit dans une démarche hédoniste et spontanée comme avec les photographes Théo Gosselin et Maud Chalard ou plus documentaire avec Philippe Grollier, la Fisheye Gallery défend les auteurs en ne s’interdisant aucun genre photographique.

Nous avons à cœur de faire de la galerie un lieu de rencontre entre photographes et collectionneurs. Tous nos tirages sont proposés à 5 exemplaires signés et numérotés, tous formats confondus. Que ce soit un tirage à 500€ ou à 2000€, la numérotation ne change pas. Même si la photographie s’est désormais installée dans le monde des galeries, il est important de donner des repères forts. Notre positionnement prix est lui aussi significatif. Nous proposons des tirages à 500€ pour nos expositions collectives et pour certaines expositions des petits formats à 100€. Ces œuvres séduisent tous types de collectionneurs, certains achètent pour la première fois, d’autres sont heureux d’acquérir des artistes qui exposent parfois pour la première fois en galerie.

Pour les expositions individuelles, nous cherchons à surprendre le public avec des formats et des encadrements originaux. Les prix peuvent alors se situer entre 800€ et 12 000€, (le prix de l’assemblage de 12 photographies de Bonfires créé pour l’exposition de Philippe Grollier). Nous accordons aussi une attention particulière à proposer nos œuvres en ligne sur le site internet de la galerie pour être accessible à un public non parisien. Notre travail avec les photographes s’inscrit dans le long terme car nous représentons certains des artistes qui exposent à la galerie. Et nous les amenons par exemple à participer à des foires et à intégrer les collections muséales.

M : La nouvelle exposition « A Nu » est consacrée au travail de Theo et Maud, pouvez-vous nous expliquer votre choix ?

J. L . : Théo Gosselin a réalisé la première couverture du magazine Fisheye, nous suivons son travail et celui de Maud depuis plusieurs années. Et c’est avec toujours autant de plaisir que nous voyons comment ils font rêver les gens avec leurs voyages et leur désir de liberté. Le succès qu’ils connaissent n’a jamais entamé la spontanéité de leur démarche. Leurs images reflètent un style de vie, mais il fallait leur talent pour qu’au fil des années leurs photographies restent toujours aussi sincères et emplis de superbes moments d’intimité. Nous présentons pour la première fois des œuvres uniquement signées de Maud Chalard mais aussi des photographies en noir et blanc de Maud et Théo et une édition de petits formats.

M : Y a t-il des ponts et des transversalité entre la galerie et le magazine ? Comment cela s’organise t-il ?

J. L . : Il n’y a pas de lien direct entre publication dans le magazine et exposition en galerie car il s’agit de deux démarches profondément différentes. Mais évidemment, depuis le lancement du magazine, nous avons eu la joie de nous entourer de photographes que nous admirons et que nous allons naturellement les retrouver à la galerie. Et il est aussi très important pour nous que les lecteurs de Fisheye se sentent chez eux à la galerie !

M : Noël approche bientôt, auriez-vous une œuvre en particulier à conseiller à nos lecteurs ? 

J. L . : La série de petits formats 15cm x 20cm signés Théo Gosselin et Maud Chalard me paraît un cadeau idéal ! Dans l’esprit des tirages de lectures que les photographes attachés à l’argentique ont l’habitude de manipuler, ces œuvres sont proposées à 100€ et sont disponibles à la galerie jusqu’au 24 décembre. Tous les tirages sont en vente et présentés sur notre site.

INFORMATIONS
A Nu
Theo & Maud
Du 9 décembre 2016 au 14 janvier 2017
Fisheye Gallery
2, rue de l’Hôpital-Saint-Louis
75010 Paris
http://www.fisheyegallery.fr 

 

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