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Hyphen Hyphen à l’Elysée Montmartre de Paris

Temps de lecture : 2 minutes et 1 seconde

Le 28 juin au Trianon à Paris, m’avait résolument convaincu de vouloir revivre l’expérience d’un concert d’Hyphen Hyphen. Cette fois-ci, c’est à l’Elysée Montmartre. Cette dernière date clôture la tournée marathon de 180 dates et fête ce soir le 150.000ème billet vendu.

Pour l’occasion, une surprise réjouissante : la possibilité d’arborer les même peintures au visage que celles des membres du groupe. Cet acte symbolise le ralliement à notre tribu ainsi naissante.

J’entre dans l’arène, j’y campe une place de choix, tout près, réjouie, patiente, mais déjà prête à bondir.

La première partie commence bien : projet solo de Théodora (ex bassiste du groupe Théodore, Paul et Gabriel), accompagnée par Zoé Hochberg. L’entrée en scène signe dès les premiers instants le code d’une empreinte d’un duo magnétique, exhalant une modernité «hype» très séduisante.
Les sons profonds, riches, hypnotisants inviteraient aisément à danser la nuit durant, mais c’est déjà la fin de cette mise en bouche.

Le concert va être retransmis en live sur Facebook dès 21h! Au moins le temps d’attente est connu !
A nouveau étonnée, j’assiste pour la deuxième fois au réglage des instruments en toute simplicité, tour à tour, par chaque membre du groupe himself.

La joie s’empare de moi, être précisément là, s’y sentir à sa place, au moment présent.
D’une seule voix, on les invoque, on les convoque… Adam, Line & Zac prennent place, les premières notes de l’intro résonnent : c’est entêtant, percutant, tout de suite explosif! Santa surgit, entonne le titre « I Cry All Day » l’énergie à l’état pur, brut; jaillit. Le sang bout furieusement !

La Magie de l’Union Sauvage créée par ces quatre flamboyants opère, c’est ici, c’est maintenant et c’est grand ! Cette musique vous incarne, vous ancre, elle unit les corps et les cœurs!

L’esprit fleuve de l’album est là, cette superbe entité, ce formidable tout, rien ne doit se perdre, tout est magiquement crée et ça transforme.

Santa annonce sa chanson préférée « We Light The Sunshine », au paroxysme répète tel un mantra « cause i got no time and i got no fear » (Parce que je n’ai pas le temps et je n’ai pas peur), elle nous invite à nous baisser, là, tout près du sol, pour finalement bondir et au firmament embraser le soleil, ensemble.

Dans la setlist se glisse l’envoûtante reprise « Wicked Game » de Chris Isaak, qui y tient toute sa place. Comment aussi, ne pas évoquer le solo énorme de batterie de Zac, athlétique, comme un feu d’artifice, une joie incandescente irradie.

La clôture en mode Climax « Just Need Your Love » cri d’amour ultime, voit Santa fendre la foule, s’ériger à l’étage pour mieux répandre son puissant faisceau vocal et ainsi tous nous inonder de cette joie immense que de ne former qu’Un.

Encore étudiante, j’ai rencontré un jour au Salon du Meuble de Paris, l’architecte multi récompensée Odile Decq. A une de mes questions, elle m’a répondu : « Nous ne sommes que les vecteurs des flux qui nous traversent ».
Ce soir, l’énergie était un flux puissant, sans résistance, sans peur, chaque «un» faisant partie d’un plus grand tout.
Je finis en nage, à bout de souffle, épuisée mais heureuse!

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