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Patrick Taberna : Partir, revenir, se souvenir…

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Dates
01/05/2017 - 11/06/2017

Horaires
15 h 00 min - 19 h 00 min

Lieu
La Fabrique du Pont d’Aleyrac
Saint-Pierreville
07190, Saint-Pierreville
France


Patrick Taberna construit une œuvre lente, à la fois autobiographie familiale et journal de voyage… Ce besoin du voyage (pas nécessairement lointain) inspiré par des pages de Nicolas Bouvier ou de Jacques Lacarrière est une stimulation pour l’imaginaire, pour retrouver un esprit d’enfance, quand toute journée est riche de découvertes…
A Paris, vers 1987, le photographe a fréquenté assidûment le club des 30×40. En 1997, il entreprend une exposition postale «Passage en Ouest». Parce qu’elles lui ont donné le goût du voyage et de la photographie, il envoie un tirage par semaine à dix personnes durant neuf mois. Cette aventure lui permettra notamment de correspondre avec Robert Frank et Bernard Plossu qui écrit à son propos : «Ce que je ressens en voyant ces images de Patrick Taberna c’est qu’il en a besoin pour vivre…Les photos sont en couleur mais est-ce qu’on s’en rend compte ? D’ailleurs le noir et blanc existe-t-il et la couleur existe-t-elle ? C’est sans doute de cela que Patrick Taberna nous parle, que ce qui compte ce n’est ni le carré ou le rectangle, ni la couleur ou le noir et blanc, c’est juste d’exister; parce qu’il a décidé de les voir, de les faire…Avant de mourir, il faut prendre le temps de voir, de faire des photographies. Point.»

Patrick Taberna travaille par séries «Nos Italies», «A contretemps», «Mémoire morte»…. dans un léger décalage par rapport au temps du quotidien; c’est une photographie des sensations, ouverte au monde de l’enfance, à cet atelier des souvenirs où se forment des impressions durables.
Il travaille le plus souvent en négatif couleur 6×6 avec un appareil Lubitel (bi-objectif rudimentaire de fabrication russe) et il fait tirer ses images sous agrandisseur en une édition de 10 exemplaires.
Né en 1964, le photographe, originaire de Saint-Jean-de-Luz, vit à Paris.
Son exposition à la Fabrique présente une série inédite en couleurs, une «parenthèse» en noir et blanc et des images plus anciennes.

Elles ont été choisies avec la complicité de Didier Brousse, directeur de la galerie Camera Obscura.